Philo et lolos…

Je suis tombée amoureuse, encore une fois !  En commençant ma formation en ethnopsy j’avais déjà émis le souhait d’épouser en secondes noces Tobie Nathan, en noces platoniques cela va sans dire vu son âge avancé. Et voilà que je pars deux jours à Clermont avec quelques collègues au colloque de mon asso qui a lieu tous les deux ans et que je tombe sur un troisième amour !

Malheureusement je ne suis pas la seule sur le coup, car ma dirlo et mes mes deux collègues se sont déjà positionnées. Mais cet homme nous a sorties de notre torpeur. Ce qui n’est pas peu dire : imaginez un peu, amphi de 400 personnes qui sentait, il faut le dire, le vioc (j’ai compté les rides sur les crânes tonsurés de mes voisins de devant) début de colloque à 8h15, pas de pause avant 12h30, reprise à 14h sans pause jusqu’à la fin… le tout après une bonne biture la veille entre éducs, psys et dirlos de l’association… Bref.

L’Homme est arrivé à 14h, en plein dans le commatage de digestion de lentilles et patates pas cuites (fuyez le polydôme de Clermont ! ) et nous a gentiment réveillés et séduits à coup de citations philo décortiquées pour le commun (nous) de façon très humoristique. Et en plus il est séduisant le bougre ! Il excite à la fois le cerveau et mes pauvres hormones de pmette en cours de traitement.

Bref, même si je pense qu’au quotidien il doit être too much, je suis amoureuse !

Alain Guyard sur le thème de l’autonomie

Et pourquoi lolos me direz-vous ? Et bien j’ai rendez-vous demain pour, j’espère, une biopsie utérine. Le truc qu’on n’a pas pu faire en mai because mon endomètre flemmard qui était, dans mes souvenirs, à 3 mm d’épaisseur.

J’ai donc scrupuleusement (plus que la dernière fois)  mis mes 15 réveils pour réussir à prendre mes 3 provames par jour, ma pento et mon toco 2 fois, et depuis mardi dernier la progestérone 2 fois aussi. J’en ai raté aucun !!

C’est donc avec des seins douloureux et bourrée d’oestrogènes que j’ai vécu mon colloque. Mais cette semaine j’ai réussi à gérer car j’ai enfin compris pas mal de trucs.

En effet j’ai passé quelques jours cette dernière quinzaine à pleurer pour la moindre contrariété, jusqu’à ce que je regarde d’un peu plus près ce qu’est le provames. Au final, ce sont quand même bel et bien des oestrogènes, et je suis bien réactive. Et d’un coup en regardant mon agenda, j’ai tilté que mes prises de provames coïncidaient soit avec un arrêt de quelques jours, soit avec un emploi du temps volontairement allégé. Et là j’ai fait le lien (rapide la fille). Je ne sais pas pourquoi pour les piqouses je faisais le lien et pas pour ça…

Bref, quand tu sais, c’est quand-même plus simple de gérer. De se décaler un peu quand la frustration monte et précède les larmes… Du coup, moi, super fière de ma découverte (et elle crâne en plus d’être finaude ! ) je me suis dit que j’étais prête à passer à la progestérone en voie orale ! Soyons fous !

Je ne me sentais pas de vivre une semaine dans les couches-culottes dégueu, avec l’impression de perdre la moitié des « bénéfices » du bordel. Je me suis donc lancée. Heureusement prévenue des possibles vertiges. Car le premier jour, en la prenant à 8h30, c’est seulement à midi que j’ai eu les effets. J’ai dû m’accrocher à ma chaise pour pas tomber, et j’ai squatté un canap de la salle d’entretiens pour pioncer 20 min. Et ça tournait, ça tournait.

Le soir, je l’ai pris en me couchant, plus prudent. Le lendemain l’effet est arrivé dans les transports, m’obligeant à sortir pour prendre l’air. Mais moins violent tout de même.

Une fois qu’on sait, on s’organise. Le plus drôle ça a été le vendredi matin, au pti dej de l’hôtel à 7h30. J’étais déjà pas bien fraîche vu notre rumba de la veille, mais un moment j’ai carrément cru être encore soûle, jusqu’à ce que je percute.

Aujourd’hui c’est passé crème. Il aura fallu le temps. Mais mon rendez-vous est demain à 10h, plus que 2 donc.

Y a plus qu’ à prier pour que demain mon endomètre soit normal. Sinon mon monde risque de s’effondrer à nouveau. Et j’ai beau être claquée, je suis de bonne humeur. Pas envie de perdre ça.

Et pourtant j’aurais de quoi être furieuse, depuis le début de cette aventure, mon 36/38 est passé au 38/40 et penche de plus en plus vers le 40 tout court… Et j’ai même pas retrouvé mes super lolos !

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