Parce que ça n’arrive pas qu’à nous

Coincée à la maison ce matin, impossible de me recoucher. La bouillotte est ma meilleure amie. Mes règles sont enfin revenues, mais en fanfare les garces, j’ai l’impression de faire une rebelote de la FC, comme si on prenait mon utérus, mes trompes, mes ovaires et un bout d’intestin pour le fun et qu’on les essorait. Pour pas grand chose en plus au point que j’ai hésité à utiliser ma cup (pour celles qui hésitent encore, moi ça fait 1 an et demi et c’est top).

Du coup j’essaie de penser à autre chose et rien de mieux que des séries légères…

En regardant la saison 11 de Big Bang Theory, je me disais (attention spoiler) que la seconde grossesse de Bernadette ressemblait à une vraie grossesse et je tombe là-dessus:

voici.fr

« L’image de mon bébé immo­bile me hante encore »

Melissa Rauch (Big Bang Theory) enceinte : elle évoque avec émotion une ancienne fausse couche

Melissa Rauch (Big Bang Theory) enceinte : elle évoque avec émotion une ancienne fausse couche

Publié le mercredi 12 juillet 2017 à 16:51  par Julien MASSILLON

Star de la série Big Bang Theory diffu­sée sur NRJ 12, Melissa Rauch a annoncé sa gros­sesse tout en faisant part de la douleur qu’elle a éprou­vée en faisant une fausse couche par le passé.

 

Melissa Rauch est très douée quand il s’agit de faire rire des millions de gens à la télé­vi­sion. Elle incarne dans la série Big Bang Theory le person­nage de Berna­dette, une scien­ti­fique à la voix quelque peu irri­tante, mais ô combien appré­ciée pour sa fran­chise. Dans un long texte qu’elle a fait paraître sur le site Glamour, elle montre qu’elle sait aussi faire pleu­rer son audi­toire. L’ac­trice a annoncé qu’elle donnera nais­sance dans quelques mois à son premier enfant. Elle se dit « folle de joie », mais recon­naît qu’elle est hantée par la peur lanci­nante de perdre ce bébé puisque c’est ce qui s’est passé lors de sa précé­dente gros­sesse. Et c’est ce vécu de mère ayant fait une fausse couche qu’elle a souhaité parta­ger.

 
 

« À l’époque où je faisais le deuil de ma propre gros­sesse, et que je luttais avec des problèmes de fécon­dité, j’avais le senti­ment que chaque fois qu’une femme enceinte annonçait attendre un enfant on me donnait un petit coup de poignard dans le cœur. Ce n’est pas que je n’étais pas heureuse pour ces gens, mais je me disais : “Qui sont ces brillantes, fécondes et insou­ciantes femmes si aisé­ment capables de faire ce que je ne peux pas ?” » Quand elle est de nouveau tombée enceinte, Melissa Rauch a donc ample­ment réfléchi à la façon dont elle procè­de­rait pour en faire part au grand public.

La comé­dienne a détaillé la peine qu’elle a ressen­tie en perdant son enfant : « Ma fausse couche a été l’une des plus profondes douleurs qu’il m’ait été donné de ressen­tir, a-t-elle indiqué. Elle a déclen­ché un début de dépres­sion qui sommeillait en moi. L’image de notre bébé sur l’écran de l’écho­gra­phie – immo­bile, sans batte­ment de cœur – après avoir vu ce petit cœur en bonne santé battre deux semaines plus tôt nous a tota­le­ment pris de court et cela me hante encore aujourd’­hui. J’ai passé mon temps à attendre que cette tris­tesse s’éva­po­re… mais cela ne s’est pas produit. Alors bien sûr, j’ai connu des moments de joie et la vie a conti­nué, mais j’avais toujours cette sensa­tion larvée de cœur brisé. Des souve­nirs auxquels on ne pouvait échap­per, comme la date où je devais accou­cher, reve­nait comme un nuage sombre. Un jour que j’avais marqué sur mon calen­drier avec telle­ment d’en­thou­siasme était désor­mais le jour de commé­mo­ra­tion d’un rêve brisé. »

Melissa Rauch s’est sentie coupable et elle voudrait que les autres familles ayant connu cette situa­tion ne s’in­cri­minent pas comme elle l’a fait : « Vous n’avez rien fait de mal, a-t-elle insisté. Vous n’au­riez rien pu faire pour chan­ger la situa­tion. Et le plus impor­tant, c’est de ne pas être durs avec vous-mêmes. » Du fait des boule­ver­se­ments hormo­naux qu’elle a connus à cette période, elle s’est mise à pleu­rer sans raison en regar­dant la télé­vi­sion. La meilleure façon de faire face à ce qu’elle ressen­tait a été d’ac­cep­ter plei­ne­ment et inté­gra­le­ment ce qu’elle éprou­vait. « Dans la vie, j’avais pris l’ha­bi­tude de traver­ser les moments diffi­ciles en me rappe­lant l’adage : “Rien n’ar­rive par hasard.” Mais en fait – pour moi, en tout cas – la fausse couche était plutôt un moment de “put** ça craint grave”. […] La simple accep­ta­tion de la réalité s’est avérée être la meilleure façon de procé­der. Il y avait quelque chose de très théra­peu­tique dans le fait de juste prendre conscience de là où j’en étais, plutôt que de tenter de trou­ver un sens à tout ça. »

Bon et du coup ça y est, on a pu reprogrammer une biopsie utérine le 14 novembre (toujours le 21e jour) dans le cadre de Préconceptio. Je traque, j’ai peur du verdict qui tombera… Mon endomètre sera-t-il assez épais?

Donc là, jusqu’au 14, j’ai droit à 3 Provamès 2mg par jour, super pratique en bossant, puis à partir du 7, du Progestan 200mg matin et soir, donc aussi pendant mon colloque à Clermont les 10 et 11… du coup je vais tester par voie orale, sinon je vais craquer si je dois passer mes journées à changer mes protections…

Aller, on revient dans la course! Et Marshall a son rendez-vous avec Dr Varicocèle le 10. Comme je serai dans le train à 7h, je ne pourrai pas l’accompagner.

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