Up and down

Ça y est, les vacances. Une semaine de repos bien mérité, parce que bon, on l’aime notre boulot, mais on a un nouveau jeune qui nous retourne bien comme il faut l’hôpital de jour. Heureusement qu’on est une équipe qui sait se relayer.

Mais malgré la liesse de la promesse de 5 jours avec des amis, j’ai un moment de tristesse profonde. En temps normal, un soir de vacances, ceux qui ne prennent pas un train tout de suite et n’ont pas de gosses à récupérer dans la foulée vont prendre un verre en terrasse, refaire le monde pour se séparer dans la joie et avoir hâte de retrouver.

Cet après-midi nous nous sommes contentés d’ouvrir la bouteille de rhum arrangé (très bon je l’admets) offerte par une de nos nombreuses stagiaires. Est arrivé le tour de ma collègue qui a décliné et annoncé sa grossesse. Et heureusement que je le savais déjà. Car malgré ça, les applaudissements et félicitations auxquelles j’ai bien sûr participé avec enthousiasme m’ont crevé le cœur.

Mon psy me dit que bien sûr c’est normal que je sois à la fois heureuse pour elle (je l’adore et en plus ça sera une mère formidable) et qu’en même temps je ressente ce truc dégueulasse au fond de moi, cette foutue jalousie (en mode « t’aurais pas pu m’attendre connasse?!).

Je la déteste et je l’aime d’autant plus que malgré de violentes nausées, elle reste affable et professionnelle. Et là moi je culpabilise d’avance de savoir qu’une fois sous ferti-machin-chose je serai une fontaine de larmes agressive/excessive. (Oui je sais, le naturel est exacerbé). Le synarel je ne sais pas. Connais pas.

Mais surtout je me rends compte que je vis une fois de plus mal le fait de devoir renoncer à une grossesse spontanée. Car même si le synarel sera qu’à partir de mon j18 (donc le 6 mars), j’ai bien lu sur la boîte « pas pdt une grossesse ». Je déteste ces traitements qui commencent après une ovulation et avant les règles.

Sinon hier j’ai vu mon psy. Qui a réussi à me faire dire que ma mère avait avorté quand j’avais 5 ans, parce qu’elle voulait déjà se séparer de mon père (elle a attendu que ce soit lui qui parte à mes 17 ans) et qu’elle était convaincu que ça serait un garçon, donc un mini-mon-père. Visiblement j’étais avec elle à ce moment-là mais je ne l’ai vraiment appris qu’à 19 ans, le jour de mon anniversaire précisément. Je crois d’ailleurs que c’est moi qui l’ai appris à mon père à 30 ans.

Mon psy me dit qu’une part de moi cherche à reproduire cette déception (j’ai tjs voulu des frères) et anticipe un échec.

Et là, toute alcoolisée que je suis (aïe, je suis en route pour un retour au reiki, j’ai trop honte), je viens de me souvenir qu’elle m’avait aussi mis ça sur le dos, disant que de toute façon j’étais trop exclusive pour supporter un autre enfant, et j’y ai cru pendant des années.

J’y ai même cru pour ma fille jusqu’à ce que je me dise qu’au contraire ça serait bénéfique pour tout le monde un autre enfant…

6 réponses sur “Up and down”

  1. Ma mère m a tenu le même genre de propos lorsqu elle a voulu adoptér un enfant quand j avais 5 ans . Finalement elle ne l a jamais fait m accusant de ne pas être prête à prêter mes jouets 🙃🙄 .

    1. C’est fou quand même l’aptitude de certaines mères à nous bousiller. Après on s’étonne d’avoir du mal à faire des enfants et de passer son temps à se demander si on fait bien les choses !

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