« Parenthood » ou la page culture.

Aujourd’hui, je me culture. Et je bosse dur!

Car si j’ai reçu deux jeunes, passé des dizaines de coups de fils aux autres, à leurs parents, aux lycées ou autres dispositifs de formation, j’ai aussi essayé de bosser sur ma présentation pour un colloque de l’association où je travaille.

Et cette année, si je veux y aller, c’est qu’il y a un module qui m’intéresse tout particulièrement. C’est celui sur « l’interculturalité et l’autorité parentale ». Le colloque est centré sur le soutien à la parentalité, et ça tombe bien, cette année j’entre en formation (à raison d’un week-end par mois), tous frais payés par mon employeur, pour une introduction à l’ethnopsychiatrie.

Donc voilà, si je veux profiter des deux jours de colloque, faut faire la vitrine de notre service parisien et bosser un peu. Ben ça faisait bien longtemps que je n’avais pas préparé « d’exposé ». J’ai l’impression d’être de retour au lycée dis-donc!

Au-delà du fait que je me rends compte que faire un rapport et disserter, c’est pas tout à fait la même, j’apprends ou réapprends plein de trucs.

Vous vous souveniez, vous, que l’autorité parentale n’a été conjointe qu’en 1970?!! Jusque là on parlait de « puissance paternelle », même si parfois c’était des mères célibataires qui l’exerçait. Faudrait pas oublier que jusqu’en 1946 (si je ne trompe pas), les femmes mariées étaient considérées comme des mineures… Mais le coup de l’autorité parentale conjointe en 70, ça m’en bouche un coin!

Quand je vois aujourd’hui les combats qui sont menés autour du droit à l’IVG, à la PMA… Je comprends mieux pourquoi ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait.

Bref, tout ça pour dire que je songe à adhérer à BAMP, parce qu’il y a encore des combats à mener dans le cadre de la PMA (dans plein de domaines en vrai, ok…), et notamment sur le droit des hommes à s’absenter de leur travail pour leurs examens et autres, droit que nous les femmes, avons obtenu de puis très très peu de temps (2016 je crois?).

Le combat en vrai, il est sur tous les fronts!

J’apprends aussi que le terme de « parentalité » n’a été officialisé en langue française qu’en 1980. Il s’agit en fait d’une traduction de « parenthood », néologisme inventé en 1961 par une psychanalyste américano-hongroise.

Du point de vue analytique, la parentalité est le processus psychique, qui permet aux adultes de devenir parents. Il s’agit d’un «processus qui se prépare inconsciemment depuis l’enfance, (qui est) activé à l’adolescence sous l’influence de facteurs physiologiques, et (qui est) actualisé lors de la naissance des enfants » (Catherine Sellenet, chercheur au Centre de Recherche en Education de Nantes et Professeur de Sciences de l’Education).

En gros, on est quand même programmé pour devenir parent depuis le début, même si, heureusement, on reste libre de ses choix.

Mais là, je ne vous apprends rien !

Forcément, bosser là-dessus ça vient réactiver des choses. Dans mon quotidien d’éduc, même si je suis effectivement dans le soutien à la parentalité, je suis face à des ados, voire de jeunes adultes, je ne me positionne pas tout à fait de la même manière, surtout que c’est mon domaine « d’expertise ». Ne me demandez surtout pas d’aller évaluer de façon pointue l’évolution d’un tout-petit, je n’ai que des notions.

Et j’espère vraiment expérimenter par moi-même ! Et puis l’adolescence viendra bien assez tôt. De toute façon, ils iront en pension barricadée avec des soeurs, des militaires, voire des soeurs militaires pour les protéger d’eux-mêmes. Nah !

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