Et maintenant la phase maso…

Oui madame. Maso. Parce qu’amoureux des séries comme nous sommes, nous avons pourtant longtemps résisté à Handmaid’s tale. C’était pas le moment. En fait, je sais pas quand ça sera le moment en tant que femme infertile, et en tant que femme tout court… ben en fait ça sera jamais le moment ! Du coup on s’est lancé ! 

Cette série à l’esthétique irréprochable est quand même, il fait le noter, d’une cruauté sans nom envers les femmes. 

Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction

C’est apparemment tiré d’un livre (que je n’ai pas lu) du même nom. Tout ça sur fond de fanatisme religieux bien sûr, puisque l’être humain à toujours eu besoin de se planquer derrière un truc extrémiste pour commettre les pires horreurs, expliquer l’inexplicable, et asseoir le pouvoir d’une minorité.

Nous n’avons regardé pour l’instant que trois épisodes, mais ils sont captivants bien que fortement perturbants. 

Vont-ils à un moment expliquer ce qui a causé l’infertilité massive ? Est-ce que ça ne tournera qu’autour de l’infertilité féminine, ce qui risquerait de fortement me contrarier à moins que l’explication soit valable ? 

Forcément les scènes remuent mes tripes et ça interroge en effet sur l’augmentation constante des problèmes de fertilité. J’ai froid dans le dos quand je regarde des films du style « le fils de l’homme » (très bon au demeurant). 

Une partie de moi se dit qu’on a tellement gentiment bousillé notre planète qu’il n’y a pas de raisons que les abeilles et les ours polaires soient seuls à en pâtir (la progestérone en voie orale m’aura au moins permis de moins balancer de serviettes hygiéniques dans la nature). Et je me pose la question de l’éthique dans cette marche forcée vers la conception. Et puis mon égoïsme naturel revient et oui, je veux quand même un mioche à moi (ok, à nous) même si Mère Nature elle veut pas, et puis je l’emmerde Mère Nature parce qu’en plus j’ai décidé que mon mioche serait celui qui la sauverait, nah ! 

Bon. Je vais retourner à mes séries moi… Bonne soirée ! ?

Une date, ça y est!

Voilà, après de longues recherches pour trouver un chirurgien urologue qui traite les varicocèles dans le public, nous avions obtenu fin août un rendez-vous à Pompidou pour le 10 novembre.

Je ne comprends pas pourquoi ce geste qui semble courant n’est pratiqué quasiment nulle part et que la réponse est systématiquement Monceau. Comment kils font les gens qui sont au RSA quand on demande 1000 euros de dépassement? Je sens que quand je trouverai le courage, ça sera mon combat, une prise en charge de l’infertilité plus juste!

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt nos testicules. Mon pauvre Marshall était seul puisque j’étais en route pour Clermont, et il a encore dû se faire malaxer les parties (mais pas de geste intrusif cette fois-ci).

Parce que le monsieur au début n’avait pas l’air de trouver la chirurgie indispensable (pour le coup c’est vrai que ça n’est pas douloureux pour Marshall qui vivait très bien avec, visiblement y en a qui morflent) et puis il a tâté et a finalement estimé que si si si. En tous cas Marshall l’a trouvé très gentil (et très en retard, c’est un médecin). Quand il a demandé « pourquoi pas Monceau? » et que mon petit mari lui a objecté les dépassements, il a prévenu qu’il était aussi très cher: il veut une photo du bébé!

Ce gentil monsieur a en effet expliqué que pour son service c’était très frustrant, car n’étant pas un service de PMA mais voyant quand même passer tous ceux qui refusent Monceau, ils n’ont jamais de retour sur l’efficacité et les potentielles merveilles qui en découlent.

Je prévois donc un gros budget faire-parts et agrandissements de toutes sortes spécial PMA parce qu’à force y en a un paquet qui participent! Et j’avoue avoir hâte d’être à cette partie-là!

Marshall a eu le choix entre l’embolisation simple ou la chirurgie sous anesthésie générale. Je pense que ma première ponction l’a convaincu, en grand courageux il a donc choisi la version AG.

J’espère pouvoir poser une récup d’heures pour ce jour-là (surtout que j’en ai et que je risque d’en perdre si pas récupérées avant le 1er janvier). Je culpabilise pas mal pour mes jeunes que j’ai la sensation d’abandonner souvent cette année, entre la PMA, ma formation, le colloque…

On ne voit pas le temps passer. Mais des fois ça vaut mieux. Quand je commence à me morfondre (genre à chaque fois que j’échange avec ma collègue enceinte de 5 mois…) de toute façon y a un truc à gérer et hop, j’arrête de focaliser. Me fais des mini crises de larmes comme ça.

Je descends, je prends l’air, je fume une clope et c’est reparti. Ah oui, j’ai recommencé à fumer depuis 3 semaines. Pas beaucoup, une ou deux par jour, mais c’est déjà trop. Mais merde, on passe notre temps à subir des frustrations en PMA… je sais que je peux diminuer facilement, je vais juste laisser passer la crise…

Biopsie MatriceLab Innove (étude Préconceptio)

Voilà, c’est fait. Me suis fait labourer l’utérus. Parce qu’il s’agit bien de ça en fait.

D’abord, moi qui était stressée d’être en retard et qui suis arrivée avec 5 minutes d’avance, ben j’ai bien poireauté, avec la dame d’avant moi, et y a personne qui voulait nous prendre. Une nouvelle doc (comment ça une nouvelle ? Appelons la Dr Cute bis ) nous dit que l’interne va s’occuper de nous, l’interne dit que la doc va s’occuper de nous… Là, forcément, j’ai ouvert ma gueule, avec un grand sourire (comme quoi la PMA ça apprend plein de choses). Bon l’interne nous prend à tour de rôle. Et là elle me demande si un autre interne peut venir et qu’elle préfère me prévenir que c’est un gars. Ben meuf en fait mon gyneco ici c’est un mec aussi, et puis j’ai bien compris qu’en PMA ma foufoune est devenue un lieu public. Et là, IL arrive, moi foufoune à l’air et jambes écartées, et se présente. Ben le plus piteux des deux c’était pas moi.

Je lui ai balancé un « on se connaît, vous m’avez annoncé ma fausse couche ». C’était gratuit et méchant. Mais moi je me souviens de lui, c’est encore récent, et j’aurais voulu qu’il se souvienne. C’est con. Mais y a des choses pour lesquelles je peux être très conne.

Bref, j’ai tourné la tête, essuyé une larme, et affronté bravement l’incompétence patente de l’interne femelle qui devait montrer à un autre ce que, d’évidence, elle ne maîtrisait pas.

Après des tâtonnements, elle tente de prendre les mesures de mon utérus, ne parvient pas à effectuer la reconstruction en 3D, finit par appeler la doc, sort le kit en attendant.

De Cute bis arrive donc, se fiche un peu d’elle en lui montrant, l’engueule parce qu’elle « a foutu ses gros doigts sans gants » sur les éléments du kit, et finit par se charger de la biopsie.

J’ai donc eu droit, en commentaires, à « beau volume » puis « ah ben pas tant que ça », tout en ayant l’impression d’être juste un objet d’études. Alors OK, c’est un protocole expérimental dont je bénéficie à titre gratuit, mais accessoirement ça rentre dans le cadre de ma prise en charge PMA qui est réelle!

Je suis donc allée à la pêche aux infos, expliquant les inquiétudes précédentes concernant mon endomètre, à quoi on me répond que précédemment il était à 7,1 (je n’avais aucun souvenir du chiffre, juste du fait que Dr Cute 1ère s’était affolée disant que c’était trop fin et qu’on ne pouvait pas faire la biopsie et qu’il fallait un traitement), et que là il semblait (j’adore ça « semblait ») être à 7,3…

Bon, zont quand même fait la biopsie. Sympathique moment où, après avoir engueulé l’interne qui avait mis du gel pour l’écho (estime-toi heureuse que j’aie pris la progestérone par voie orale, ça fait du gros caca en moins), un long tube est introduit dans ma foufoune avec un « ça va faire comme des douleurs de règles ». Euh… oui mais en très fort alors !

Ceci étant elle m’a bien fait marrer cette Dr Cute bis qui a l’air de pas trop quoi savoir faire de son interne. Après c’est le début de l’année…

Elle me regarde souffler pour faire passer la douleur, tout en expliquant aux deux autres qu’il faut tourner le tube pour récupérer le « matériel » (hey, tu parles de ma foufoune là !) et me dis à moi « vous êtes courageuse, y en a qui m’insultent ». Ce à quoi je réponds que c’est pas l’envie qui me manque mais que bon, ça fera pas avancer la choucroute. Là elle sort le bidule, étale sur sa compresse, et m’annonce qu’elle n’en a pas assez et qu’il faut y retourner. Elle fait alors des allers retours en frottant, exactement le truc qu’elle venait de dire à ses internes d’éviter pour éviter de faire souffrir la patiente (ah, là je redeviens une patiente?!). Mais bon, pas le choix.

Et pour le reste, j’ai rien pipé, vu qu’ils se parlaient entre eux et que je sentais que tout ce petit monde était bien pressé.

J’ai cru comprendre que je n’aurai potentiellement pas les résultats (qu’ils auront eux sous 4 à 6 semaines). Que comme y a un système de randomisation pour savoir si j’ai le traitement ou pas, en gros, si oui je le saurai forcément, si je ne l’ai pas c’est soit que je ne relève pas de l’étude car mon endomètre est parfait (héhé, on y croit hein!) soit que je suis tombée du mauvais côté du tirage.

Si j’ai le traitement, je ne sais pas s’ils disent pour quelle pathologie (endomètre trop ou pas assez réceptif), et s’ils fournissent le traitement en mode neutre ou si je vais à la pharmacie l’acheter normalement et dans ce cas si je ne suis pas trop conne j’en déduirais vite le pourquoi.

Par contre ce qui est bête c’est qu’à force d’anticiper, mon prochain rendez-vous avec Dr Kids est le 29 novembre. Donc il n’aura pas eu les résultats. En plus je serai toute seule car Marshall se fait charcuter les coucougnettes le 27.

D’ailleurs à propos de ça, monsieur voulait se faire appeler « couilles de feu », et bien je lui ai trouvé un cadeau d’anniversaire débile et marrant pour son vélo! Hâte de voir sa tête, connaissant son autodérision il va adorer!! ça fait du bien de s’autoriser à être débile à ce sujet de temps en temps!!

bike-balls

Il n’aura pas que ça hein! Je pense nous prendre deux nuits dans une petite maison Airbnb du côté de Saumur avec une cheminée, de la verdure, beaucoup de verdure. Loin des gens et des femmes enceintes!

Le jour où mon monde s’arrête de tourner… Ou reprend sa course en accéléré.

J’ai le trac. Le méga trac.

J’ai l’impression que plein de choses vont se jouer. Et je suis en retard. Le RER C est fortement ralenti par les feuilles mortes. Oui madame. C’est pas une blague. Mes aimées mordorées s’aglutinent et font des pannes de courant.

J’ai peur, le souffle qui se coupe, s’accélère. J’ai l’impression d’aller aux résultats du bac. Suite au divorce difficile de mes parents j’ai vécu seule à Grenoble et ma mère payait mon studio. Sauf qu’autant j’ai survécu à ma 1ère, autant en terminale j’ai décidé que je n’étais plus faire pour ça et j’ai arrêté fin novembre, pour aller faire des classes certes comme anim. Voyager et glander entre deux. Sauf que ma mère savait pas. 

J’ai donc passé mon bac L comme je pouvais. Je m’étais quand même procuré les listes de bouquins au rectorat pour faire mes choix sur les matières facultatives. Je l’ai eu. Pas le choix. Ras des pâquerettes mais pas de rattrapage. 10,6. Étonnamment ce sont les matières scientifiques qui m’ont sauvée. Un comble pour une L ! Mais j’étais passée par la ES avant… Bref, je m’égare, je noie le poisson. 

Suis enfin arrivée en salle d’attente. À l’heure. Eux à la bourre. Le contraire serait inquiétant. Et y a une putain de meuf enceinte dans MA salle d’attente de PMA. Aller, on y croit. C’est un signe ! 

Philo et lolos…

Je suis tombée amoureuse, encore une fois !  En commençant ma formation en ethnopsy j’avais déjà émis le souhait d’épouser en secondes noces Tobie Nathan, en noces platoniques cela va sans dire vu son âge avancé. Et voilà que je pars deux jours à Clermont avec quelques collègues au colloque de mon asso qui a lieu tous les deux ans et que je tombe sur un troisième amour !

Malheureusement je ne suis pas la seule sur le coup, car ma dirlo et mes mes deux collègues se sont déjà positionnées. Mais cet homme nous a sorties de notre torpeur. Ce qui n’est pas peu dire : imaginez un peu, amphi de 400 personnes qui sentait, il faut le dire, le vioc (j’ai compté les rides sur les crânes tonsurés de mes voisins de devant) début de colloque à 8h15, pas de pause avant 12h30, reprise à 14h sans pause jusqu’à la fin… le tout après une bonne biture la veille entre éducs, psys et dirlos de l’association… Bref.

L’Homme est arrivé à 14h, en plein dans le commatage de digestion de lentilles et patates pas cuites (fuyez le polydôme de Clermont ! ) et nous a gentiment réveillés et séduits à coup de citations philo décortiquées pour le commun (nous) de façon très humoristique. Et en plus il est séduisant le bougre ! Il excite à la fois le cerveau et mes pauvres hormones de pmette en cours de traitement.

Bref, même si je pense qu’au quotidien il doit être too much, je suis amoureuse !

Alain Guyard sur le thème de l’autonomie

Et pourquoi lolos me direz-vous ? Et bien j’ai rendez-vous demain pour, j’espère, une biopsie utérine. Le truc qu’on n’a pas pu faire en mai because mon endomètre flemmard qui était, dans mes souvenirs, à 3 mm d’épaisseur.

J’ai donc scrupuleusement (plus que la dernière fois)  mis mes 15 réveils pour réussir à prendre mes 3 provames par jour, ma pento et mon toco 2 fois, et depuis mardi dernier la progestérone 2 fois aussi. J’en ai raté aucun !!

C’est donc avec des seins douloureux et bourrée d’oestrogènes que j’ai vécu mon colloque. Mais cette semaine j’ai réussi à gérer car j’ai enfin compris pas mal de trucs.

En effet j’ai passé quelques jours cette dernière quinzaine à pleurer pour la moindre contrariété, jusqu’à ce que je regarde d’un peu plus près ce qu’est le provames. Au final, ce sont quand même bel et bien des oestrogènes, et je suis bien réactive. Et d’un coup en regardant mon agenda, j’ai tilté que mes prises de provames coïncidaient soit avec un arrêt de quelques jours, soit avec un emploi du temps volontairement allégé. Et là j’ai fait le lien (rapide la fille). Je ne sais pas pourquoi pour les piqouses je faisais le lien et pas pour ça…

Bref, quand tu sais, c’est quand-même plus simple de gérer. De se décaler un peu quand la frustration monte et précède les larmes… Du coup, moi, super fière de ma découverte (et elle crâne en plus d’être finaude ! ) je me suis dit que j’étais prête à passer à la progestérone en voie orale ! Soyons fous !

Je ne me sentais pas de vivre une semaine dans les couches-culottes dégueu, avec l’impression de perdre la moitié des « bénéfices » du bordel. Je me suis donc lancée. Heureusement prévenue des possibles vertiges. Car le premier jour, en la prenant à 8h30, c’est seulement à midi que j’ai eu les effets. J’ai dû m’accrocher à ma chaise pour pas tomber, et j’ai squatté un canap de la salle d’entretiens pour pioncer 20 min. Et ça tournait, ça tournait.

Le soir, je l’ai pris en me couchant, plus prudent. Le lendemain l’effet est arrivé dans les transports, m’obligeant à sortir pour prendre l’air. Mais moins violent tout de même.

Une fois qu’on sait, on s’organise. Le plus drôle ça a été le vendredi matin, au pti dej de l’hôtel à 7h30. J’étais déjà pas bien fraîche vu notre rumba de la veille, mais un moment j’ai carrément cru être encore soûle, jusqu’à ce que je percute.

Aujourd’hui c’est passé crème. Il aura fallu le temps. Mais mon rendez-vous est demain à 10h, plus que 2 donc.

Y a plus qu’ à prier pour que demain mon endomètre soit normal. Sinon mon monde risque de s’effondrer à nouveau. Et j’ai beau être claquée, je suis de bonne humeur. Pas envie de perdre ça.

Et pourtant j’aurais de quoi être furieuse, depuis le début de cette aventure, mon 36/38 est passé au 38/40 et penche de plus en plus vers le 40 tout court… Et j’ai même pas retrouvé mes super lolos !

Parce que ça n’arrive pas qu’à nous

Coincée à la maison ce matin, impossible de me recoucher. La bouillotte est ma meilleure amie. Mes règles sont enfin revenues, mais en fanfare les garces, j’ai l’impression de faire une rebelote de la FC, comme si on prenait mon utérus, mes trompes, mes ovaires et un bout d’intestin pour le fun et qu’on les essorait. Pour pas grand chose en plus au point que j’ai hésité à utiliser ma cup (pour celles qui hésitent encore, moi ça fait 1 an et demi et c’est top).

Du coup j’essaie de penser à autre chose et rien de mieux que des séries légères…

En regardant la saison 11 de Big Bang Theory, je me disais (attention spoiler) que la seconde grossesse de Bernadette ressemblait à une vraie grossesse et je tombe là-dessus:

voici.fr

« L’image de mon bébé immo­bile me hante encore »

Melissa Rauch (Big Bang Theory) enceinte : elle évoque avec émotion une ancienne fausse couche

Melissa Rauch (Big Bang Theory) enceinte : elle évoque avec émotion une ancienne fausse couche

Publié le mercredi 12 juillet 2017 à 16:51  par Julien MASSILLON

Star de la série Big Bang Theory diffu­sée sur NRJ 12, Melissa Rauch a annoncé sa gros­sesse tout en faisant part de la douleur qu’elle a éprou­vée en faisant une fausse couche par le passé.

 

Melissa Rauch est très douée quand il s’agit de faire rire des millions de gens à la télé­vi­sion. Elle incarne dans la série Big Bang Theory le person­nage de Berna­dette, une scien­ti­fique à la voix quelque peu irri­tante, mais ô combien appré­ciée pour sa fran­chise. Dans un long texte qu’elle a fait paraître sur le site Glamour, elle montre qu’elle sait aussi faire pleu­rer son audi­toire. L’ac­trice a annoncé qu’elle donnera nais­sance dans quelques mois à son premier enfant. Elle se dit « folle de joie », mais recon­naît qu’elle est hantée par la peur lanci­nante de perdre ce bébé puisque c’est ce qui s’est passé lors de sa précé­dente gros­sesse. Et c’est ce vécu de mère ayant fait une fausse couche qu’elle a souhaité parta­ger.

 
 

« À l’époque où je faisais le deuil de ma propre gros­sesse, et que je luttais avec des problèmes de fécon­dité, j’avais le senti­ment que chaque fois qu’une femme enceinte annonçait attendre un enfant on me donnait un petit coup de poignard dans le cœur. Ce n’est pas que je n’étais pas heureuse pour ces gens, mais je me disais : “Qui sont ces brillantes, fécondes et insou­ciantes femmes si aisé­ment capables de faire ce que je ne peux pas ?” » Quand elle est de nouveau tombée enceinte, Melissa Rauch a donc ample­ment réfléchi à la façon dont elle procè­de­rait pour en faire part au grand public.

La comé­dienne a détaillé la peine qu’elle a ressen­tie en perdant son enfant : « Ma fausse couche a été l’une des plus profondes douleurs qu’il m’ait été donné de ressen­tir, a-t-elle indiqué. Elle a déclen­ché un début de dépres­sion qui sommeillait en moi. L’image de notre bébé sur l’écran de l’écho­gra­phie – immo­bile, sans batte­ment de cœur – après avoir vu ce petit cœur en bonne santé battre deux semaines plus tôt nous a tota­le­ment pris de court et cela me hante encore aujourd’­hui. J’ai passé mon temps à attendre que cette tris­tesse s’éva­po­re… mais cela ne s’est pas produit. Alors bien sûr, j’ai connu des moments de joie et la vie a conti­nué, mais j’avais toujours cette sensa­tion larvée de cœur brisé. Des souve­nirs auxquels on ne pouvait échap­per, comme la date où je devais accou­cher, reve­nait comme un nuage sombre. Un jour que j’avais marqué sur mon calen­drier avec telle­ment d’en­thou­siasme était désor­mais le jour de commé­mo­ra­tion d’un rêve brisé. »

Melissa Rauch s’est sentie coupable et elle voudrait que les autres familles ayant connu cette situa­tion ne s’in­cri­minent pas comme elle l’a fait : « Vous n’avez rien fait de mal, a-t-elle insisté. Vous n’au­riez rien pu faire pour chan­ger la situa­tion. Et le plus impor­tant, c’est de ne pas être durs avec vous-mêmes. » Du fait des boule­ver­se­ments hormo­naux qu’elle a connus à cette période, elle s’est mise à pleu­rer sans raison en regar­dant la télé­vi­sion. La meilleure façon de faire face à ce qu’elle ressen­tait a été d’ac­cep­ter plei­ne­ment et inté­gra­le­ment ce qu’elle éprou­vait. « Dans la vie, j’avais pris l’ha­bi­tude de traver­ser les moments diffi­ciles en me rappe­lant l’adage : “Rien n’ar­rive par hasard.” Mais en fait – pour moi, en tout cas – la fausse couche était plutôt un moment de “put** ça craint grave”. […] La simple accep­ta­tion de la réalité s’est avérée être la meilleure façon de procé­der. Il y avait quelque chose de très théra­peu­tique dans le fait de juste prendre conscience de là où j’en étais, plutôt que de tenter de trou­ver un sens à tout ça. »

Bon et du coup ça y est, on a pu reprogrammer une biopsie utérine le 14 novembre (toujours le 21e jour) dans le cadre de Préconceptio. Je traque, j’ai peur du verdict qui tombera… Mon endomètre sera-t-il assez épais?

Donc là, jusqu’au 14, j’ai droit à 3 Provamès 2mg par jour, super pratique en bossant, puis à partir du 7, du Progestan 200mg matin et soir, donc aussi pendant mon colloque à Clermont les 10 et 11… du coup je vais tester par voie orale, sinon je vais craquer si je dois passer mes journées à changer mes protections…

Aller, on revient dans la course! Et Marshall a son rendez-vous avec Dr Varicocèle le 10. Comme je serai dans le train à 7h, je ne pourrai pas l’accompagner.

Il paraît que la musique adoucit les moeurs… Étudier aussi ! 

Voilà, j’ai craqué. Pipi test. Pas l’ombre d’une 2e ligne rose alors que la ligne de contrôle s’exhibe et s’étale, même, baveuse, la conasse ! Bref. 31 jours depuis le début des saignements (les vrais les gros) de la fausse couche. Je ne sais pas ce que j’espérais. 

Mais bon, on va se remettre en selle, continuer les travaux pratiques (même si avec mes douleurs c’est ‘achement moins spontané). Et surtout profiter ! 

Car depuis hier, j’ai commencé ma formation avec Tobie Batman and co au centre Georges Devereux, et que je suis conquise ! Au point d’être contente de me lever à 7h un samedi matin. Et ça, si j’avais été enceinte, je n’aurais pas pu la finir puisque c’est deux jours par mois jusqu’en juin.

 Bon, y a bien une FIV qui va me pourrir le schmilblick, mais je crois qu’ il y a une pause en février, donc autant ça sera parfait comme timing ! 

https://youtu.be/vjrTbToVzyM
Et puis jeudi soir je suis allée avec ma chef au prélude gratuit de la philarmonie de Paris. Avec un gosse à récupérer, c’est mort. 

D’ailleurs, les amatrices de musique classique, je vous conseille fortement d’aller voir, c’est une fois par mois, 45 min, présenté par des élèves du conservatoire fichtrement doués. Et puis c’est l’occasion de voir l’intérieur de ce bâtiment bizarroïde. Il n’y a qu’à se pointer. Même en retard on nous a acceptées.

Et puis ce soir nous nous réunissons avec les deux frangins de mon mari et leurs femmes et enfants (11 ans tous les deux), et mes beaux-parents pour aller voir un match de basket à Levallois. Et franchement, je suis pas une fan, mais c’est vrai qu’on est vite dans l’ambiance et que j’ai de fortes chances d’être aphone demain ! 

Bref, réjouissons-nous du moment présent.

Schizophrénie quand tu me tiens…

Ça y est. Je deviens schizo. Et bipolaire. Je passe du rire aux larmes, et j’entends des ptites voix intérieures.

Et surtout j’attends mes pu*** de règles. Ou pas. Disons que si elles doivent revenir, qu’elles arrivent maintenant! Sinon ça me va très bien qu’elles s’abstiennent, mais pour les bonnes raisons.

Une de mes ptites voix me dit que c’est normal que je morfle souffre légèrement du bas ventre depuis des semaines, que mon corps se remet, cicatrise (m’enfin faut pas déconner, il prend vraiment son temps! le sac utérin faisait que 17 mm et mon corps s’est plus vite remis d’un kyste ovarien de 6 cm… surtout que l’embryon est parti tout seul). Que de toute façon c’était un hasard qui ne se reproduira pas avant longtemps, que ça serait trop facile. Soyons logiques, avec nos gamètes pourries, c’est déjà un miracle qu’un nageur ait trouvé son chemin et que mon ovocyte l’ait laissé entrer! Et puis de toute façon si ça se trouve, mon endomètre est toujours pas capable de dépasser les 3 mm et c’est foutu foutu.

Une autre petite voix, celle de la sagesse, se dit que c’est pas fichu, mais que dans notre cas il faut un coup de pouce à la nature et qu’on va gentiment reprendre la PMA, avec l’embolisation des varicocèles, et faire la biopsie utérine. Et voir venir. Et attendre janvier avant la moindre tentative (flûte, janvier c’est super loin, une éternité ! ). Et économiser (une fois la taxe d’habitation payée, mais en théorie c’est notre dernière année ? ) pour payer l’IMSI.

La troisième ptite voix, elle, est surexcitée. Elle me dit que je n’ai toujours pas mes règles. Bon, elles devraient arriver ces jours-ci. Dr Kids dit entre mercredi et samedi. On n’est pas samedi. Mais on n’est plus mercredi. Je me donne jusqu’à mardi. Et en même temps c’est très con, parce qu’après une fausse couche c’est pas si simple. Et puis j’ai des douleurs de règles. Mais j’oublie pas que le premier coup j’ai eu mes règles genre normalement ! Et mon cerveau n’oublie pas que ma proprio/voisine/amie m’a dit qu’elle avait fait une fausse couche et qu’après ses règles n’ont pas réapparu avant 9 mois vu qu’elle attendait son fiston de 28 piges. Et puis j’ai des méga fringales de sucre alors qu’habituellement quand je mange pour remplir mon gouffre affectif c’est généralement du salé (guacamole, tartines grillées, fromages…) ou exclusivement des trucs au chocolat noir. Là si je ne me contrôlais pas (à moitié) je passerai la journée à engloutir des fruits, des petits gâteaux, des haribos… Et mon ventre ne dégonfle pas.

Bref, je déraisonne. Rien ne va plus. Et je sais comment ça va se finir :  en crise de larmes.

Parce que même avec les voix 1 et 2, je sais que c’est la 3e que j’ai envie d’écouter, parce que cette fichue grossesse arrivée d’on-ne-sait-où est venue relancer ce pu*** d’espoir du bébé nature, fabriqué intégralement dans l’entrepôt maternel, celui dont on rêve toutes.

Et puis que cet après-midi j’ai réussi à faire flipper une collègue qui a un cycle inhabituel en lui disant que j’avais eu mes règles, et des bien douloureuses, le premier mois. Et que s’ils prennent le risque de juste « faire attention » avec son compagnon, c’est que même pas prévu, ils sont prêts à accueillir un petitou. Et moi, même si je serais ravie pour elle, je suis pas sûre que je survivrai à une deuxième grossesse au bureau en simultané (une autre collègue étant enceinte de 3 mois qu’elle affiche rondement).

Arghhh. La nature m’en veut-elle tellement qu’elle a besoin de m’embrouiller le cerveau? et qu’elle m’a repris plus de seins qu’elle ne m’avait donné? Oui, mes supers nibars de début de grossesse me manquent!

Aller, je vais positiver un peu, ce matin je commence une super formation en ethnopsy, ça va me faire penser à autre chose. C’est parti pour un vendredi+samedi par mois jusqu’en juin !

Mes loulous

Je voudrais, au risque de paraître complètement neuneu, rendre hommage à mes compagnons à poils (désolée pour mes poissons, mais sont quand beaucoup moins soutenants ! ).

Mes petites bêtes et ma grosse bête sont juste indispensables dans ma vie et m’ont vraiment aidée à traverser les moments difficiles.

Nous avons Taïka, la grosse louloute de 11ans que j’ai épousée en même temps que mon homme, toujours avide de câlins, qui pense toujours être un chiot dans sa tête (sauf quand les minous galopant un peu trop près d’elle, faut pas déconner non plus).

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La plus belle au mariage c’était elle!

Pumpkin, minette de 2 ans et demi adoptée dans un refuge en novembre il y a bientôt deux ans. Très craintive avec les inconnus et péronnelle quand elle est apprivoisée, c’est ma chipie, ma citrouille, mon tout petit, qui dort toujours sur moi et me fait parfois une séance de coups de tête version moteur quand elle se réveille à 3h du mat avec un gros besoin d’amour.

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« Poissons? »

Puis Haku (d’après le sorcier/dragon du voyage de Chihiro), pas prévu (je suis sous antihistaminiques toute l’année car allergique aux pollens mais aussi aux chats et chiens…) mais qui a su s’imposer. Ce petit voyou au grand cœur s’est installé dans notre impasse après s’être perdu (vraisemblablement). Nos voisins ont posté des annonces pour voir s’il était à quelqu’un, mais ça n’a rien donné. Du coup au bout d’un mois, en mai, devant l’insistance de nos voisins et des plans drague éhontés de ce beau matou, nous avons craqué en mai. Après examen vétérinaire, il a été conclu qu’il avait 10 mois et qu’il était castré. Et vu ses réactions, c’est un chat qui a vécu en maison et à reçu de l’affection.  En tous cas il est d’une fidélité à toute épreuve et sa connerie est à la hauteur de son intelligence, c’est-à-dire très élevée ! Comme il a vécu dans la rue, il est prêt à tout pour de la bouffe, et comme il est doué pour ouvrir les placards etc… Et le pire c’est que depuis qu’ils sont enfin cul et chemise avec la rouquine (ce qui a quand même pris 5 mois), il lui apprend !

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« Quel curry?  Je ne vois pas du tout de quoi tu parles! »

Et tout ce petit monde là est aux petits soins avec moi quand ça ne va pas. Ils n’étaient que deux quand j’ai eu mes FIV ratées mais Haku a vite pris le pli. Je ne suis pas restée seule un instant quand j’ai eu ma fausse couche, et Pumpkin qui se cale habituellement dans le creux de mes jambes a gentiment accepté de rester et de revenir systématiquement au même endroit quand je l’ai déplacée sur mon bide. Bouillotte vibrante !

Le grand drame de Taïka est de me pas pouvoir monter sur le canapé (bon, des fois je la fais monter le temps d’un câlin mais chuuutttt ! )

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Donc oui, vous devez me prendre pour une gâteuse, mais j’ai grandi avec des chats et je ne m’imagine même pas une minute traverser tout ça sans ma ménagerie.

Juste heureusement que Marshall joue les garde-fous parce que sinon on aurait aussi un gecko léopard, un pigeon tombé du nid, un poney sur le balcon… Comment ça je compense ?!! Ben oui, ce sont MES bébés !