Croisons les doigts

Je suis restée silencieuse. Poser les mots dans ces instants n’est pas toujours une évidence pour moi.

Effectivement mon erreur a changé les choses, les follicules n’étant pas alignés.

La PMA a cherché à « sauver les meubles » comme me l’a dit tellement chaleureusement la psy de la PMA que j’avais déjà détestée rencontrée au tout début de mon premier parcours.

Selon elle je me victimise, oui c’est n’importe quoi la façon de gérer avec le COVID mais c’est mon choix d’être en PMA. Ouaich, pas trop en fait. Mon choix c’est d’avoir un 2e enfant, pas de me coltiner des piqûres à tout berzingue… Que c’est aussi mon choix de rester à cet PMA-là. Pour moi ça tombait sous le sens, ils avaient mon historique alambiqué et une spécialiste de l’implantation utérine. Sauf que Madame, je t’ai bien entendue, mon formulaire de transfert pour Port Royal est lancé, maintenant j’attends un RDV pour septembre. Car j’ai appris que là-bas, on VOIT le médecin, en vrai. Bon, y aura d’autres trucs, parce que c’est l’AP-HP, que ces usines à gaz me font toujours flipper, mais bon, ça sera pas plus (ni moins d’ailleurs) loin.

Donc ce sauvetage de meubles…

Contrôle une semaine après la cata du traitement. Toujours 6 follicules mais pas du tout de la même taille. Dont un à 23 mm et un à 18 mm. Décision est prise de ne pas perdre ces 2 gros follicules et de m’injecter l’ovitrelle le soir même, pour transformer la FIV en IAC le vendredi.

C’est donc pendant que Nina faisait son transfert que je faisais inséminer. 16 millions de spermatozoïdes mobiles pour mon chéri, de son côté il y a eu une vraie amélioration en 4 ans entre vapotage et l’opération du varicocèle.

De mon côté… Un endomètre un peu fin à 6,7 mm. Du coup dose de progestérone, 3 capsules par jour. Je ne les supporte plus en voie vaginale je les prends donc en voie orale, dans tous les cas j’ai des méga vertiges…

Aujourd’hui c’est le jour J, j’ai fait la prise de sang et j’attends. Sans trop d’espoir. L’idiote que je suis a craqué 2 fois, dimanche et lundi soir, pipi tests négatifs de chez négatifs… Bref, je n’y crois pas, douleurs de règles… Au moins je pourrai arrêter cette fichue progestérone et faire mon mini treck dans le Queyras fin août !

EDIT: négatif.

Finalement

Finalement mon oestradiol est bas, à 48. Finalement la meuf m’a fait chialer ma race culpabiliser pour rien. On commence les piqouses ce soir.

Cependant ça a eu le mérite de me mettre le nez dans mon caca. Non je n’ai pas envie d’une p… de PMA. Mon cher et tendre m’a rappelé qu’on avait dit qu’on ne repasserait pas par là. Qu’on voulait un 2e naturel ou rien. Mais en vrai c’est pas si simple. En vrai on a eu un miracle, avec toute une combinaison de facteurs qui ont fait que. Mais j’ai pris 3 ans et demi de plus, je suis en insuffisance ovarienne et ces facteurs ne se représenteront pas.

Donc en vrai c’est PMA ou rien. Et nous le voulons ce 2e.

Mais d’une part actuellement ma mémoire avant si bonne me fait cruellement défaut, mais en plus je comprends tout de travers, je ne peux plus me faire confiance. Je vais donc voir le médecin parce que là rien ne tourne plus rond.

Mais quand même, je tiens à dire que c’est juste n’importe quoi ces rendez-vous en visio, je ne verrai même pas ma doc en vrai du protocole. Ça se passe en 10 min, sur mon lieu de travail où j’entends les cris et les portes qui claquent et je me demande si c’est juste D. qui exprime sa joie de voir ses potes ou si c’est E. qui entre en crise. Et toujours cette façon de balancer les infos comme si j’avais fait 10 ans de PMA et que c’était juste de la routine. Mais ce protocole je le découvre, je ne le comprends pas forcément bien, je n’ai pas le petit schéma qui va bien, on m’envoie sur youtube pour faire les mélanges de fertistart kit en 300 alors que ce sont des ampoules 150. Ça a l’air simple en vrai mais l’expérience du synarel me montre que je n’arrive plus à réfléchir.

Je ne vois que des internes pour les monitoring et les internes disent « Je vais me renseigner ». L’interne qui m’a appelée hier a dit 4 trucs qui se contredisaient en une seule conversation et c’est usant de devoir faire répéter, repréciser.

Je ne contrôle plus rien. Au point que l’idée d’un truc au cerveau m’a traversée. Mais bon, ce truc s’appelle travail, s’appelle aussi « ma puce ».

Stimulation jour 1?

Et voilà. J’attends le métro pour ce premier monitoring prise de sang. La date a tellement reculé (d’abord fin février, puis fin mars, puis là, fin mai) que je ne sais plus bien dans quel ordre je dois faire les choses. Et j’ai oublié mon ordonnance. Où est-elle? Je ne sais même plus… Je ne pense pas que ça pose problème, mais comme je suis déjà la chieuse de service… En même temps on ne se donne même plus la peine de répondre à mes mails quand il ne s’agit pas de dire « J1, continuer le synarel et rdv le 26 avec les formulaires ».

Il y a 2 semaines, j’ai envoyé un mail pour expliquer que la pentoxifylline prescrite pour mon souci d’endomètre trop fin ne se vendait plus. Ma pharmacie a retourné le quartier, m’a procuré la dernière boite qui traînait dans une autre pharmacie, mais les 3 labo qui le faisait n’en font plus. J’envoie un mail à la PMA, on me répond « il n’existe pas de susbstitut ». Et débrouille-toi avec ça. Je réponds en disant que du coup j’aimerais bien avoir un rdv visio la semaine suivante avec Dr Boss, vu que le protocole est lancé. Mais rien, aucune réponse, plus rien à faire de l’hystéro qui a cassé les bonbons avec son covid.

Mes ovaires sont en train de danser la samba dans mon bas-ventre, je suis à 2 doigts de pleurer quand mon métro s’immobilise et annonce que la circulation est bloquée entre mairie de St Ouen et Saint Ouen. On est à Pyramides, pourquoi tu ne reprends pas fichu métro, moi qui te voue une adoration à toi, ô toi ligne 14 que je trouve habituellement fantastique !

Ouf, ça reprend. Un bout de stress en moins.

J’ai peur que le blocage n’ait pas suffit, qu’on me dise « Trop tard vous êtes en train d’ovuler ». Ça ne m’étonnerait même pas vu la dose de stress la semaine passée. 3 absents sur juste l’équipe éduc, et les jeunes les plus sensibles qui avaient de vraies raisons d’entrer en crise (audience pour un frère abuseurs, l’autre qui apprend le jour-même qu’elle doit rejoindre sa mère qui bosse dans une OMG dans un pays qui pète et ne sait même pas jusqu’à quand). Je me suis faite frapper et étrangler, ainsi que deux collègues, à plusieurs reprises ce jour-là. Pour les empêcher de se faire du mal, pour les empêcher d’en frapper d’autres. Mais le pire ce n’est pas ça, le pire c’est quand l’alliance thérapeutique avec les parents vacille, est mise à mal parce que le juge pointe des choses des manques parentaux, alors mieux vaut attaquer le lieu de soin, c’est lui qui ne fait pas son job. Comment continuer à bosser avec les jeunes dans ce cas? La colère commence à peine à me quitter. Colère de cette confiance brisée, mais colère de n’avoir pas voulu voir que cette confiance n’était pas réciproque, ni la psy ni moi. Et pourtant on ne manque pas d’expérience.

Semaine difficile aussi car mon mandat de suppléante représentante du personnel commence par soutenir un salarié lors d’un entretien où on lui propose une rupture conventionnelle.

Bref, j’arrête de vous soûler avec tout, ça, il y aurait tant à raconter. Mais je suis quand même fière du boulot accompli cette semaine,je n’ai pas flanché, j’ai fait mon job, soutenu mes collègues et mes jeunes.

Merde, en même temps que j’écris ça, je me dis, c’est pas une petite FIV qui va me faire peur non?!

Non mais des fois je suis pas aidée j’vous jure!

EDIT: mon point d’interrogation « stimulation j1? » était prémonitoire. Quand je dis que je suis pas aidée. Je suis même au summum de la connerie disons-le. Des follicules à 8 mm. Soit trop gros pour poursuivre. Parce que la débile que je suis n’a pas vérifié cette fichue ordonnance et j’ai pulvérisé mon p… de synarel une narine le matin, l’autre narine le soir. Sauf que c’était une pulv dans chaque narine matin et soir.

Donc ce cycle est foutu. Ce qui veut dire rien avant septembre. J’ai l’impression d’un éternel recommencement dans le non aboutissement de cette FIV. Sauf que cette fois c’est de ma faute. Et qu’il n’y a déjà plus que 6 follicules (ce qui ne veut pas nécessairement dire 6 ovocytes). Et qu’en septembre il restera quoi? Heureusement qu’en décembre la doc à dit qu’il fallait se dépêcher…

La vie

Je ne sais absolument pas comment intituler cet article. Parce qu’entre deux rendez-vous, deux stims, les émotions peuvent aussi être mises dans dessus-dessous. Et je m’excuse d’avance de la longueur de cet article qui pour le coup n’a rien à voir avec la PMA.

Je n’ai pas écrit ces dernières semaines, il s’est passé beaucoup de choses, qui pourtant ne me touchent pas forcément personnellement mais m’ont remuée. Du trash et du lumineux. Parce que la vie est juste comme ça, elle prend, elle donne.

Bon, comme les vacances à la campagne étaient annulées, j’avais proposé à ma nièce de 14 ans (c’est celle de mon mari mais comme je suis fille unique, les 2 morpions de mes beaux-frères sont vraiment mon neveu et ma nièce d’amour) qui vit dans le 94 de venir passer quelques jours chez nous « profiter » de Paris, même si tout est fermé. C’était top, nous avons tout fait à pieds, de l’expo du Chat de Geluck sur les Champs à la butte Montmartre. L’avantage c’est que plein de gens ayant envoyé les gosses à la campagne et les touristes étant absents, nous avons pu profiter d’un petit concert pop place des Abbesses sans se marcher dessus, et le manège en bas du Sacré Coeur était carrément privatisé pour les 2 demoiselles (en même temps, vu le prix 😆😆).

Bref, quatre jours plutôt sympa. Mais lorsque son père est venu la chercher, là, dans mon salon, un coup de fil est venu mettre un terme à la liesse des vacances. Son cousin de 15 ans du côté de sa mère s’est tué en mobilette. Par excès de prudence en plus. Je ne le connaissais pas, mais c’est venu faire écho à mon petit cousin de 20 ans qui s’est tué en scooter il y a quelques années, et de voir ma nièce effondrée, d’imaginer la douleur de ses parents, c’était un ras-de-marée. Et cette pensée terrible et culpabilisante de me dire « Heureusement que ce n’est pas son autre cousin, mon neveu, 15 ans aussi ».

J’étais contente de pouvoir lui prêter mes bras pour pleurer avant qu’elle ne rentre vivre ce deuil avec sa mère. J’ai passé la soirée malheureuse mais sans me sentir légitime de l’être. Je n’ai concrètement perdu personne. Mais c’est tellement terrible, un enfant qui part comme ça !

Le lendemain nous devions fêter à quatre les 3 ans de la meilleure amie de ma puce (tous les autres gosses de la crèche étant, eux, à la campagne), même si je n’y croyais pas trop, sa maman arrivant au terme de sa deuxième grossesse. Bingo, le soir du départ de ma nièce, je reçois un SMS à 22h30 me disant qu’elle est en salle d’accouchement. Nous concluons donc que je récupère la demoiselle en début d’après-midi, pour que son père ait le temps de rentrer (une amie à elle dormait chez eux) passer le midi avec elle et lui offrir son vélo pour son anniversaire et de retourner ensuite auprès du nouveau petit frère.

Nous avons eu une après-midi pleine de joie et de rires, et même si parfois ça sera peut-être un peu dur, je trouve ça chouette que le frère et la sœur partagent leur anniversaire. Même si la maman était très déçue de ne pouvoir voir sa fille le jour de ses 3 ans (foutu COVID qui interdit aux fratries de se rencontrer).

Un décès, une naissance… Et sûrement bientôt un autre décès. Voire deux. Mes grands-parents vivent en banlieue parisienne, assez près pour que j’aille les voir régulièrement, et trop loin pour que ça soit quotidien. Mon grand-père qui a déjà survécu à un cancer du sein il y a quelques années (si si) a un cancer du rectum pris en charge depuis l’été, et nous nous alternions avec mon oncle pour l’accompagner à sa chimio et ses rdv. Je m’étais débrouillée pour que ça tombe sur mon après-midi de RTT et jour où mon oncle ne travaille pas.

Il y a deux semaines, je me pointe pour mon tour de chimio, et quelle n’est pas ma surprise quand mon grand-père me lance que ben non, il n’y a plus de chimio, ça ne sert plus à rien, les métastases dans les poumons sont toujours là et ça gagne aussi le foie. Personne ne s’est dit que ça pourrait m’intéresser de le savoir, ni mon père, ni mon oncle ! Oui j’appelle peu, mes journées sont en continu (ne me parlez pas des 20 min de pause, c’est ingérable !) et j’enchaîne avec la crèche. En plus l’heure à laquelle j’essayais d’appeler avant était la même que ses fils et sa sœur, donc toujours occupé. Et en plus il est sourd et j’ai une hauteur de voix qu’il comprend mal. Bref…

Il a 91 ans, ma grand-mère en a 95 et n’est plus vraiment là psychiquement, je me fais une raison, mais j’espère qu’il ne souffrira pas. Et je flippe de mon père, qui est dépendant financièrement de mes grands-parents, ne saura pas gérer le patrimoine qu’ils laissent (pas énorme mais pas rien non plus). Et égoïstement, je sais très bien que je n’aurai rien du tout puisqu’il n’y a pas de testament et que mon père dépensera tout. L’annonce aura eu le mérite de lancer quelques discussions difficiles mais nécessaires.

À défaut de récupérer quoi que ce soit, mon oncle (marié sans enfants) prévoyant de garder la maison de vacances dans le Lubéron, qui est estimée à 40 000€, mais concrètement, adossée à une ruine et avec un voisin taré est invendable, nous nous sommes arrangés pour payer la moitié des charges et pouvoir continuer d’en profiter.

En parallèle j’avais eu ma banquière pour l’achat d’un tricycle électrique (j’en pète trop sur les longues montées dans Paris avec mes roues de 20 pouces et mon cul lourd!). Elle proposait de racheter la LOA de notre Sandero qui ira dormir chez mes beaux-parents en banlieue quand je serai équipée électrique, en attendant les vacances (dans le Lubéron 😉), et nous avons évoqué un crédit immobilier pour une résidence secondaire à moins de 50 000€ sans travaux hors rafraîchissement… Même ça nous ne pouvons y prétendre…et je ne lui ai même pas dit qu’on espérait un petit 2e… Pourquoi se mettre des bâtons dans les roues alors que j’ai la sensation que ça reste de l’ordre du fantasme…

Donc finalement l’arrangement avec mon oncle me rassure un peu. Juste j’aimerais prévoir un peu nos vieux jours…

Encore désolée de m’être épanchée ainsi, mais c’est une réalité que la PMA remplit une partie de nos vies, mais pas que. Il reste le reste à gérer, à vivre, à anticiper…

Begin or not begin?

Décidément, ce retour en PMA ne veut pas se faire.

D’abord nous avons décidé de décaler d’un mois car je n’ai pas le choix de mes vacances et nous avions déjà réservé quelques jours à Gérardmer avec la marraine de ma fille, et c’est quand même ma puce qui passe d’abord.

Puis il y a eu la loose du COVID, et ses 2 mois dans la tronche. Je ne peux que remercier et saluer bien bas la personne qui me fait du reiki (bénévolement qui plus est) et qui, une semaine après l’annonce de report, m’a permis d’évacuer ma colère, qui me bouffait littéralement.

Mais j’avais déjà commencé le synarel à J18 du cycle précédent. Ce qui m’avait déjà occasionné un décalage de règles de 5/6 jours. Il a fallu arrêter dans mes premiers jours de ce cycle à cause du covid. Et moi qui ai des cycles à peu près réguliers de 24/26 jours, me voici rendue à J35 et rien de rien à l’horizon (et 2 pipi tests négatifs).

J’ai envoyé un mail à tout hasard à la PMA, me disant que vu ma crise de nerf post-annonce de report, ils allaient juste m’ignorer et me dire de prendre mon mal en patience. Sans leur évoquer mon inquiétude de voir mon weekend du 5/6 juin en baie de Somme avec le frère, la belle-soeur et la nièce de mon cher et tendre tomber à l’eau. Problème de riche me direz-vous, mais je crois qu’en cette période tout le monde a besoin d’air.

Et on nous a déjà volé nos vacances… J’ai d’ailleurs dit à mon amoureux qui, lui peut reporter ses vacances, de les garder pour faire enfin son trip à vélo avec lequel il me bassine depuis 3 ans 😆!

Et miracle, ils m’ont envoyé un test à faire avant de démarrer duphaston. Il ne m’en a pas fallu plus finalement pour que mes règles débarquent ! Décidément! Je n’aime vraiment pas le synarel! Et je dois le recommencer le 9 mai…

Le truc bien dans tout ça, c’est qu’avec toutes ces conneries de COVID, moi qui hésitait sur le vaccin et me disait que de toute façon projet grossesse=pas de vaccin, et bien la donne a changé. Bossant comme éduc en psychiatrie, j’ai droit depuis un moment au vaccin, et quand j’en ai reparlé à Dr Boss, elle m’a dit « Allez-y, ça sera déjà ça à penser en moins. »

Me voici donc primo-vaccinée depuis le 6, la suite le 4 mai, à l’Hôtel Dieu tant qu’à faire… Je vous laisse avec ma pause café sur le pont en en sortant (oui, mon petit luxe reposant avant la journée mouvementée).

PS: oui j’ai douillé 5 jours, mais comme je douille à chaque vaccin en fait ! Nous verrons pour la suite.

Conseil endométriose

Salut les filles !

Une collègue vient d’apprendre que sa fille de 29 ans a une endométriose. Forcément elle est à l’âge où ça commence à la titiller d’aller plus loin avec son chéri. Mais bon, déjà elle découvre ce pur bonheur d’endométriose.

Je lui ai donc dit que je me renseignerai auprès du réseau PMA pour avoir le nom d’un bon gynéco qui sait gérer ça. Comme je n’en ai pas moi-même.

Ma collègue est prête à mettre le prix m’a-t-elle dit.

Merci d’avance de vos conseils !

L’acharnée

La PMA m’a rappelée, parce que j’avais besoin de plus que « À dans deux mois. » Surtout qu’une connaissance ayant bossé dans une très bonne PMA m’avait envoyé un tableau disant que dans notre cas, Mr étant « paucisymptômatique » (j’ai appris un nouveau mot, yeah), le report devrait être de seulement 15 jours.

Et comme Madame Zéro empathie et moi on n’arrivait pas à se comprendre, la gynéco derrière, que j’avais déjà vu lors de ma biopsie, a pris le téléphone. Lorsque je finis notamment par lui dire que, de base, quelqu’un qui commence par me dire 3 mois, puis descend à 2 quand j’insiste sur les symptômes de mon mari, ça a tendance à ne pas m’inciter à la confiance, elle me dit « Oui, en fait on dit 2-3 mois, de toute façon ce n’est pas nous qui décidons, on suit les recommandations de l’agence nationale de biomédecine. » Je lui demande donc où les trouver ces recommandations, et elle m’invite à consulter leur site directement.

Quelle surprise de retrouver au fil des 24 pages de recommandations, dont le groupe d’étude était notamment constitué de l’ARS Île-de-France et du collectif BAMP!, le fameux tableau sur lequel je m’appuyais…

Donc voilà, j’ai encore envoyé un mail, pour les mettre face à leurs contradictions. Parce que oui, fondamentalement je suis au bout de ma vie quand on me dit qu’on reporte, mais c’est quand même plus facile d’accepter quelque chose quand c’est justifié, qu’on m’explique les raisons. Et j’ai doublé d’un mail de témoignage auprès de la BAMP!.

La question que je me pose c’est est-ce que ça peut les faire changer d’avis, est-ce que dans ce cas j’attends lundi avant d’arrêter le synarel?

Au moins sur mes règles hémorragiques et mon retard de règles, elle a pu me confirmer que c’était bien dû au synarel.

Oui je suis une acharnée. Je ne sais pas si c’est bien ou mal, mais dans mon taf ça me permet de bosser avec des jeunes réputés pour être difficiles, même si je botte aussi en touche par moments.

Dans ma vie privée ça nous a permis d’obtenir en 5 mois un appartement action logement dans Paris dans un quartier top. Et une crèche dans la foulée.

Depuis que j’ai une famille, je suis vraiment devenue une mère louve, ou lionne, je ne sais pas…

Verdict

Je viens de passer mes nerfs sur la sage-femme de la PMA, qui a été tout sauf soutenante. Même si elle ne méritait pas ça, moi les gens qui se contredisent 4 fois dans la même conversation, j’ai peu d’empathie quand ça concerne mes ovaires.

On arrête tout. 2 mois de report. Je suis juste gavée. C’était le seul truc qui me consolait d’avoir des règles hémorragiques depuis hier après-midi. Et l’argument massue de la sage-femme « toutes les femmes dans votre situation vivent ça depuis un an ». Et c’est sensé aider ce genre de remarque ? Qu’on soit plus nombreuses à péter un plomb c’est sensé consoler? Moi ça aurait encore plus tendance à me faire péter un câble !

J’ai joué la carte de l’honnêteté, franchement, limite je regrette. Parce que mon chéri n’aurait plus rien eu au moment du transfert. Et que vu la réaction de paumée, je pense qu’il n’y a pas grand-monde qui le dise en fait.

Bref, j’en ai gros.

J30

J30. Toujours pas de règles. Moi qui ait habituellement des cycles de 24/25 jours depuis mon retour de couches il y a 2 ans.

Synarel commencé à J18. Serait-ce ça ? Serait-ce mon corps qui s’est auto confiné ?

J’ai fait un pipi test il y a 2 jours, négatif, comme mon PCR d’ailleurs. De toute façon je n’ai pas vraiment d’espoir de ce côté-là, ma zone de fécondité ayant été grandement compromise car à la fin des vacances où nous étions entassés avec ma fille et des amis, si vous voyez ce que je veux dire.

Ici les choses vont bien mieux pour mon cher et tendre positif, mais la cohabitation est difficile. Nous nous croisons et papotons, le temps qu’il puisse tenir avec son masque et sans vapoter, puis il part en reclus dans sa tanière. Mais juste pouvoir me lover dans ses bras, dormir avec lui, me manquent terriblement.

Je passe mes journées au téléphone entre la sécu, mon boulot et la médecine du travail, car pour l’instant, aucun des papiers établis ne permet à mon employeur de toucher les IJ pour maintien à domicile de l’enfant, ma directrice m’explique tranquillement que si je n’ai pas d’arrêt d’un médecin (mais quel motif mettre, c’est sensé être en ligne tout ça) je ne serais simplement pas payée. Le site declare.ameli est vraiment une grosse daube. Il est écrit noir sur blanc qu’il est possible de partager ou fractionner cet arrêt, mais le manager d’une des plateformes m’explique que le programme (logiciel) ne le prévoit pas. Pareil, je me retrouve avec le choix entre 2 onglets « ville confinée » (pas encore) et « établissement fermé ». Ben non, c’est juste une éviction cas contact, et si je n’étais pas considérée comme personnel soignant je serais aussi en éviction et pas de souci.

Ça a été assez houleux avec ma directrice qui ne comprenait pas pourquoi ce n’était pas le papa qui s’y collait, mais euh, en fait, c’est pas toi qui décide, et je ne vais pas te raconter toute ma vie, tu en sais déjà beaucoup avec ma PMA et tout. Je déteste qu’on remette en cause mes choix familiaux. Ça fait plusieurs fritages à ce sujet avec des gens bien-pensants  » tu devrais la faire garder par d’autres personnes que ses grands-parents », « accorde-toi plus de temps ».

Ben en fait, non. C’est notre fille. On essaie de faire au mieux et de nous en occuper. Et on a déjà beaucoup de chance d’avoir mes beaux-parents comme super relais. D’ailleurs ouf, ils sont négatifs aussi (pour rappel ma fille est chez eux jusqu’à lundi, comme je l’avais amenée avant de savoir…)

Et mon mari est complètement seul sur son équipe la semaine prochaine, sauf le temps d’un entretien pour un gars qu’il ne sent pas du tout qui viendrait faire un des remplacements, et il veut avoir son mot à dire. Et il aura passé 10 jours confiné dans une chambre accessoirement. Et puis il ne sait pas faire d’activités manuelles.

On était d’accord pour partager, moi début de semaine et lui la fin, mais la sécu n’est pas au point.

Voilà. Mon histoire avec ce p… de virus qui me les brise comme il faut.

Mais voyons le côté positif, je vais enfin pouvoir faire mes lingettes démaquillantes supplémentaires et j’ai fait un « One hour top » en jersey blanc hier. Bon, pas en 1h, ça m’a pris la journée entre 2 coups de fil…

Sinon c’est pas drôle !

Donc voilà, comme un truc linéaire, sans accroc, ce n’est pas rigolo, mon cher mari rentre hier après son boulot à 21h, tout tremblotant, c’est son collègue (qui sert à rien dans le boulot mais qui est brave) qui se baladait avec le traffic de l’équipe (pourquoi ? on ne sait pas) qui l’a ramené avec son vélo à la maison. Moi sur mon aprem de RTT j’avais amené ma fille pour le weekend à ses grands-parents.

Ce matin, début de fièvre, il va faire un test en pharmacie, c’est la première fois qu’il y passe lui. Et ben il a réussi du 1er coup. Positif!

Donc moi cas contact. J’irai faire un PCR lundi d’après mon médecin directeur référent covid, jusque là privée de boulot. Si une pause ne me déplaît pas à 1 ou 2 jours de mes règles, en revanche je flippe grave pour le traitement FIV. Je me dis que pour l’instant on est que sur le blocage, pas encore sur la stim, jusqu’à quand peut-on bloquer? Bref, je suis en stress. Je vais quand même faire un test à la pharmacie au cas où je sois celle qui l’a contaminée.

Franchement, ça aurait pu être pire, mais on aurait aussi pu passer à travers. Et puis en plus ma fille est chez ses grands-parents donc potentiel vecteur de contamination… même si ça nous arrange de ne pas l’avoir dans les pattes là maintenant tout de suite…

À suivre dans le prochain épisode…

Quel bazar

Je viens de trouver ça, je suis en dépression…